LA GUYANE
D’une superficie de 86.504 Km² et d’une population de 190.841 personnes au 1er janvier 2005, la Guyane est la seule terre française située sur le continent sud américain.
A l’Ouest, de l’autre côté du fleuve Maroni, se trouve le Surinam (ex Guyane hollandaise), au Sud faisant frontière avec le Brésil, les Monts Tumuc Humac, peu élevés et à l’Est également le Brésil de l’autre côté du fleuve Oyapock.
Située près de l’équateur, 5° nord, la Guyane a un climat équatorial humide. Il y a une saison des pluies, de novembre à juin coupée par le « petit été de mars » et une saison sèche, de juillet à octobre. Les précipitations sont importantes, il tombe environ 2.50 m à 5.00 m de pluie par an selon les endroits. Les températures moyennes sont aux alentours de 27° avec des amplitudes quotidiennes de l’ordre de 8 à 10°. L’ensoleillement est important, mais les alizés qui soufflent en permanence rafraîchissent l’atmosphère. Il n’y a jamais de cyclone en Guyane.
Dans le nord-est de l'Amérique du Sud, entre le Surinam et le Brésil, la Guyane est depuis 1946 un département français d’outre-mer. Depuis la réforme de 2003, elle est devenue un DROM : un département et une région d'outre-mer. En tant que département et région d’outre-mer, elle fait partie de l'Union européenne.
La Guyane forme le plus vaste (équivalant à 16 % du territoire de l’Hexagone ou 86 504 km²) et le moins peuplé des départements français d’outre-mer (190 841 hab.). C’est aussi la seule région d’Amérique du Sud où la langue officielle n’est ni l’espagnol ni le portugais. Sa population est concentrée à 80 % le long des 320 km de bande côtière bordée par l’océan Atlantique. Le réseau routier ne dessert que la côte, et ce, en reliant les villes de Saint-Laurent-du- Maroni et Regina sur le fleuve Approuague, en passant par Sinnamary, Kourou et Cayenne. Depuis 2003 le réseau routier a été prolongé jusqu’à Saint-Georges-de- l'Oyapock. L’arrière-pays (90 % du territoire) est couvert de forêts tropicales denses et n’est accessible, que par la voie aérienne et le bateau grâce aux fleuves Maroni, Mana, Sinnamary, Approuague et Oyapook. En raison des nombreux sauts et dangereux rapides, la pirogue, est l’embarcation la plus utilisée pour se déplacer sur les fleuves.
UN PEU D’HISTOIRE
C’est Vincente Yanez (1461-1524) qui le premier explora en 1499, les côtes de Guyane. En 1604 une tentative de colonisation a lieu. En 1643 Poncet de Brétigny fonde Cayenne sur la colline de Cépérou.
En 1673, le roi Louis XIV autorisa la création de la Compagnie du Sénégal, qui devait conduire des esclaves noirs aux Antilles et en Guyane, la France, préféra vendre ses cargaisons d‘esclaves à Saint- Domingue plutôt que de les envoyer en Guyane dont le développement économique était beaucoup moins important. Plus de 700 000 esclaves furent déportés aux Antilles françaises entre 1673 et 1789, dont 600 000 à Saint-Domingue, les autres furent envoyés en Martinique, en Guadeloupe, à Saint-Christophe, etc.
Au moment de la suppression de l’esclavage en juin 1848, la Guyane comptait environ 12 500 esclaves. Grâce à cette main-d’œuvre, la colonie effectua la prospection des forêts, l'établissement de plantations de sucre et l'exploitation du sous-sol. Quant aux efforts de colonisation française, ils se soldèrent par des échecs, la plupart des colons blancs ayant trouvé la mort. C’est pourquoi les Africains déracinés constituèrent très vite la majorité de la population guyanaise.
Afin de «protéger» les esclaves contre les excès de leurs maîtres, le ministre Colbert avait obtenu de Louis XIV en 1685 une ordonnance instaurant un régime précisant les devoirs des maîtres et des esclaves. Ce code, appelé le Code noir, restera en vigueur dans toutes les Antilles et en Guyane jusqu'en 1848, mais il fut rarement respecté. Bien que ce code ne traitait pas des questions de langue, il dépouillait l’esclave de toute son identité. En effet, après le baptême catholique obligatoire, l'Africain changeait de nom, abandonnant ses habitudes vestimentaires et sa langue, puis était marqué au fer rouge et affecté au travail servile. Dans l’incapacité ou l’impossibilité d’apprendre la langue du maître, les esclaves s’approprièrent néanmoins les mots de celui-ci en recourant à la grammaire qu’ils connaissaient. Du contact entre les maîtres dominants et les ethnies africaines dominées va naître une nouvelle langue : le créole. En Guyane, comme dans les anciennes colonies françaises, le créole s’est élaboré à partir du français.
En 1763 une expédition est menée. Des dizaines de milliers d’Européens dont la majorité de Lorraine, s’installent à Kourou. Presque tous mouront des ravages causés par des maladies vénériennes, du paludisme, de la fièvre jaune. Quelques centaines de survivants, se réfugient sur les îles du diable (d’où leur nom actuel d’îles du Salut) au large de Kourou puis seront rapatriés donnant en Europe une description épouvantable de la Guyane qui souffre encore de cette mauvaise renommée.
En 1794, la Convention de Paris vota un décret qui abolissait l'esclavage. À partir de cette année-là et jusqu'en 1805, la Guyane servit de lieu de déportation (bagne de Sinnamary) pour les opposants politiques aux différents régimes révolutionnaires qui se succédèrent en France.
L’abolition définitive de l’esclavage à la suite du décret du 27 avril 1848 (appliqué le 10 juin 1848 en Guyane) mit fin à la relative prospérité de la Guyane. C’est Victor Schœlcher (1804-1893), député républicain français de la Martinique et de la Guadeloupe, qui prépara le décret d'abolition de l'esclavage du 27 avril 1848, qui a été confirmé par la Constitution du 4 novembre 1848.
L’abolition de l’esclavage en 1848 ruinera l’agriculture qui subsistait uniquement en raison de la gratuité de la main d’œuvre.
En 1914, la France se souvenant que les Guyanais étaient français, les envoie combattre en métropole. Beaucoup sont morts dans un pays qu’il ne connaissait pas.
Après la deuxième guerre mondiale, la départementalisation rapproche la situation sociale des guyanais de celle des métropolitains. Cela aura pour effet de voir disparaître les Gouverneurs qui venaient là plus en villégiature que pour faire leur devoir.
LE BAGNE
Les premiers condamnés à leur arrivée aux Iles du Salut en mai 1852, sont 301, 298 et 3 déportés politiques, partis de Brest le 31 mars 1852 à bord de la frégate l'Allier.
La Frégate La Décade qui appareille le 23 avril, arrive le 7 juin 1798 à Cayenne, elle débarque 193 déportés parmi lesquels se trouvaient Job Aimé, Desmolières, un grand nombre de prêtres et sept condamnés de droit commun. Tous, à l'exception de Job Aimé, Desmolières, quelques autres et dix prêtres, sont transférés sur la rivière Counamama. Ils y vivent comme des bêtes, en guenilles, couchant à même le sol humide, et sans soin.
Vingt-neuf d'entre eux décèdent dans les deux mois. Quatre-vingt-cinq sont atteints de graves maladies du fait des vidanges de leurs déjections dans le marais, dans lequel était prélevée l'eau de boisson et trente-neuf d'entre eux trouvent la mort rapidement.
Le 6 octobre 1798, la Bayonnaise entre en rade de Cayenne avec à son bord 111 déportés, 9 sont morts pendant la traversée. Durant une semaine le bateau reste en rade quand enfin une goélette vient prendre livraison de cette cargaison humaine à destination de Counamama. Pilotée par un incapable, celle ci s'échoue, et il faut attendre 5 jours pour reprendre le voyage. Les privations imposées par cette mésaventure cumulées avec celles de la traversée ont raison de plus de la moitié des condamnés.
Le 22 novembre 1850, le prince Louis Napoléon proclame : " 6000 condamnés dans nos bagnes grèvent les budgets d'une charge énorme, se dépravant de plus en plus, et menaçant incessamment la société. Il me semble possible de rendre la peine des travaux forcés plus efficace, plus moralisatrice, moins dispendieuse, et plus humaine en l'utilisant au progrès de la colonisation française ".
Prétextant la ruine de la Guyane, le gouvernement français prend la décision, en 1851, de transformer cette possession en un vaste pénitencier.
Afin de renouveler la main-d’œuvre, le prince Louis Napoléon décida, en 1852, de déporter un certain nombre de condamnés en Guyane. Ce fut le début des bagnes de Saint-Laurent-du- Maroni, de Saint- Jean- du-Maroni et des îles du Salut (l’île Royale, l’île Saint-Joseph et l'île du Diable).Il avait été décidé, dans le but de peupler la Guyane, que les bagnards, hommes et femmes, devaient rester sur le territoire une durée égale au nombre d'années d'emprisonnement effectuées contribuant ainsi au développement économique de la Guyane puisque à la fin de leur peine, les bagnards devaient y rester.
La révolution avait ouvert la voie, et dès 1852 il fut décidé d'expatrier les bagnards qui regorgent dans les établissements français.
Au mois de décembre, 1852, environs 2200 condamnés ont rejoint la Guyane. Les installations de Remire devenues trop exigües il fallut évacuer les bâtiments. C'est à la montagne d'argent que les bagnards trouvent accueil. Ils sont employés au travail dans les plantations de caféiers.
Les maladies et le manque d'hygiène font d'énormes ravages parmi les condamnés.
L'année suivante, 300 condamnés sont débarqués au pied de la Montagne d'Argent, 195 y trouvent la mort peu après leur arrivée.
A partir de 1852, l’extension du bagne contribue à la mauvaise réputation de la Guyane. En 1852 et 1853 plus de 60.000 hommes et femmes sont emmenés en Guyane plus pour participer à la création d’une colonie que pour racheter leur faute. Enchaînés, humiliés, beaucoup en meurent. A compter de 1885, n’étaient envoyés en Guyane plus que les personnes jugées irrécupérables, les prisonniers politiques et les criminels.
En 1854 lL'amiral Fourrichon, fonde à St Georges un nouvel établissement où les condamnés participent à la création de la ville. Deux tiers des effectifs y trouvent également la mort. Fourrichon au contraire de son prédécesseur fait appliquer les châtiments corporels en usage dans les bagnes de France. Le climat, les mauvais traitements ont raison de la santé de ces hommes. Parmi ceux qui échappent à la mort, certains ont recours au suicide pour échapper au terrible châtiment qui leur était infligé. Le camp de St Georges est évacué en 1856.
En six mois de juillet à novembre 1854 d'autres établissements sont crées, Ste Marie, St Augustin, et St Philippe sur la rivière la Comté.
En 1856 le pénitencier de Kourou ouvre ses portes, Avec ses annexes, Guatémala, Léandre, Passoura, Pariacabo, et Trois carbets.
Le cinquième gouverneur de la Guyane en cinq ans, l'Amiral Baudin préconise la création du pénitencier à St Laurent, et le 21 février 1858 est inauguré ce nouvel établissement
Pour les femmes condamnées, le camp de Mana en 1859. Ensuite, les camps de l'îlet St Louis, St Pierre (1861),St Jean, Ste Anne(1863), St Maurice, Ste Marguerite(1864), Sparouine, La Forestière (1866), Les Hattes, Coswine, Charvein (1896), Nouveau Camp (1899), Nouveau Chantier, Les Malgaches (1906), Godebert 1909, Loulette, et Lorrain. Tous ces camps annexes avaient une mission bien particulière. Plus loin Saut Tigre, Crique Anguille.
Le 27 mai 1885 est votée la loi sur la relégation. Cette loi décide la transportation des récidivistes de menus larcins. Ces condamnés ne sont pas soumis au même régime que les autres bagnards, condamnés à de lourdes peines.
Ce n'est qu'en 1938 que furent abolies dans le droit pénal français toutes les peines de travaux forcés. En 1945, la colonie pénitentiaire fut définitivement fermée. Les derniers forçats regagnèrent la France en 1953.
LES POPULATIONS
Les créoles : groupe ethnique le plus nombreux, descendants métissés des esclaves noirs transportés en Guyane à partir du 17° siècle.
Les noirs marrons : Saramaccas, Paramaccas, Bonis, Djukas, Aluku et Boshs qui sont les descendants d’esclaves révoltés qui s’étaient enfuis dans la forêt, le terme « marrons » vient du mot « marronage » employé pour qualifier la fuite des esclaves. Les marrons vivent principalement sur les deux rives du fleuve Maroni.
Les métropolitains : essentiellement des fonctionnaires. Certains s’installent définitivement en Guyane.
Les chinois : Arrivés au début du 20° siècle, possèdent presque tous les commerces en ville.
Les surinamiens : essentiellement de la tribu Bosh qui ont fui leur pays au cours du conflit qui a opposé Ronnie Brunswijk au pouvoir en place.
Les hmongs : arrivés du Laos à partir de 1977, se sont installés dans le village de cacao.
Les haïtiens, les brésiliens, les libanais et les ressortissant du Guyana.
Ce brassage de populations fait que l’ont peut qualifier la Guyane de « carrefour des races ».
Langue officielle: français
Groupe majoritaire: les créoles (60 %), soit guyanais (38 %), martiniquais, guadeloupéen (6,4 %), haïtien (8 %), saint-lucien, sranan-tongo (6,4 %), surinamien, etc.
Groupes minoritaires: français (14,4 %), portugais (6,9 %), hindoustani (4 %), chinois hakka (3,9 %), taki-taki (3 %), langues amérindiennes (4 %: arawak, emerillon, kalihna, palikour, wayampi, wayana), hmong (1,3 %), etc.
LES INDIENS DU LITTORAL
GALIBIS ou KALIHNAS: Commune de Saint Laurent du Maroni, Mana, Iracoubo, Sinnamary, Kourou, Cayenne
ARAWAKS : Commune de Saint Laurent du Maroni, Mana, Matoury
PALIKOURS : Saint Georges de l’Oyapock, Roura, Cayenne-Ouanary
LES INDIENS DE L’INTERIEUR
WAYANAS : Commune de Maripasoula,
WAYAMPIS : Commune de Camopi
EMERILLONS : Commune de Camopi, Maripasoula
NOIRS REFUGIES
BONIS : Commune de Grand Santi, Papaïchton, Maripasoula
DJUKAS, SARAMACAS, PARAMACAS : Commune de Grand-Santi, Papaïchton
LES LANGUES PARLEES
La langue officielle est le français. La langue usuelle est le créole qui est différent du créole des antilles. Le long du fleuve Maroni, c’est le taki taki qui est parlé, c’est une langue compliquée qui est un mélange d’une syntaxe en partie africaine, d’anglais, de créole, de hollandais…. Sont parlés également des dialectes indiens, le brésilien, l’anglais, le chinois, le hollandais, un peu le javanais et l’hindoustani.
L'ORPAILLAGE
L’orpaillage est l’exploitation de gisements alluvionnaires, issus du dépôt de particules d’or dans le lit des cours d’eau.
L’orpaillage est une technique d’extraction de paillettes d’or dans les fleuves ou les terres. Dès sa découverte en Guyane, en 1855, l’or a attiré les aventuriers de toutes sortes. Plus d’un siècle après, les entreprises aurifères se partagent un marché guyanais lucratif, mais les chantiers clandestins se multiplient de manière inquiétante.
Au début des années 1990, le niveau élevé du cours de l’or, l’arrivée de techniques d’exploitation modernes et, la publication d’un inventaire minier en 1995, estimant que le Sud et l’Est du pays contenaient une quantité d’environ 120 tonnes d’or, ont favorisé un regain d’activité.
La Guyane a officiellement produit, en 2002, plus de 5 tonnes d’or. Elle en a exporté 10 tonnes. Le département exporte donc plus d’or qu’il n’en produit, ce qui est mathématiquement impossible, sauf si une partie de l’or extrait n’est pas déclaré par les exploitations clandestines.
Avec un chiffre d’affaire de 250,6 millions de francs en 2002, la Guyane se range à la cinquantième place mondiale des producteurs d’or.
Les orpailleurs clandestins
Les hommes qui contrôlent ces chantiers sauvages ne paient pas de charges à l’Etat et maintiennent leur main d’œuvre dans une situation de quasi-esclavage. Des ouvriers payés une misère pour un travail exténuant. Malgré cela, les chantiers d’orpaillage clandestin prolifèrent.
En dix années, le visage de la Guyane s’en est trouvé radicalement changé. Cette forêt, qui est aussi l’un des trois poumons de la planète, s’est transformée en gruyère. Des espaces entièrement défrichés creusent cette jungle initialement si dense. Quant au mercure utilisé pour extraire l’or, les orpailleurs le déversent dans les fleuves.Pour obtenir 1kg d’or, il faut utiliser 1,3kg de Mercure, un des métaux les plus toxiques pour les mammifères, la flore et la faune.
On estime à 10 000 le nombre d’hommes et de femmes travaillants dans l’orpaillage clandestin pour seulement 2000 travailleurs « légaux ». La plupart d’entre eux viennent du Brésil, quelques uns du Surinam.
Le mercure, quant à lui, s’accumule dans l’écosystème, pollue le lit des rivières et des fleuves, infecte les poissons, les loutres, les martins-pêcheurs.
Le long du fleuve Maroni, le mercure contamine les peuples amérindiens qui pêchent pour se nourrir, les créoles guyanais et les Bonis -noirs marrons- qui achètent le poisson au marché de leur commune ainsi que les travailleurs brésiliens.
Les enquêtes du CNRS estiment que plusieurs milliers d’individus vivent avec un taux de mercure supérieur au normes fixées par l’Organisation Mondiale de la Santé .
Les conséquences sont nombreuses : malformations des bébés, troubles du système nerveux, cancers.... Cette réalité, découverte il y a une dizaine d’années, a suscité l’inquiétude des scientifiques guyanais.
Une plainte pour empoisonnement au mercure a même été déposée en janvier 2001 par la très active Fédération des Organisations Amérindiennes de Guyane.
De leur côté, les exploitants officiels se sont engagés, à rétablir la sécurité sur les sites d’exploitation, à lutter contre l’orpaillage clandestin et à protéger les ressources naturelles. Ils ont promis de changer leur méthode d’extraction si polluante, au profit d’un procédé inoffensif.
La Guyane abrite la seule grande forêt tropicale de l’Union Européenne, et les autorités françaises se doivent d’assurer un avenir viable à cette forêt et à ses habitants ».
De son côté, l’Etat, mène, depuis 2002, des opérations de police de plus en plus importantes pour fermer les sites d’orpaillage clandestin. Cette mobilisation accrue ne suffit pas encore, malgré tout, à mettre un terme aux activités illégales, ni à contrôler efficacement les frontières de ce grand département.
Installation du CSG en Guyane
Création du CNES
Sous la présidence du Général De Gaule, en janvier 1959 un comité de recherches spatiales est créé. Le 19 décembre 1961 la loi créant le Centre National d'Etudes Spatiales est adoptée.
Tout à ses début le CNES utilise les installations sur des terrains miltaires implantés en Algérie, Colomb- Béchard et Hammaguir.
Suite à l'accession à l'indépendance de l'Algérie, le CNES recherche une nouvelle base lui permettant d'effectuer ses missions spatiales dans les meilleures conditions. Différents lieux sont étudiés, 14 au total selon des critères de choix très précis. La Guyane arrive largement en tête et le 14 avril 1964 elle est choisie car elle présente de nombreux atouts :
- Ouverture sur l'océan atlantique Est et Nord
- Proximité de l'équateur.
- Population peu dense et regroupée sur la côte.
- Présence de collines aux alentours permettant d'installer les moyens de poursuite des satellites.
- Climat favorable et supportable.
- Cyclones et tremblements de terre inexistants.
- Les infrastructures existantes sont facilement transformables pour être adaptées aux besoins. En 1965, le Centre Spatial Guyanais (CSG) s'installe à Kourou.
Au mois de novembre 1965 le premier satellite français décolle d'Hammaguir plaçant ainsi la France au troisième rang mondial des puissances spatiales. En 1973 dix pays d'Europe créent l'Agence Spatiale Européenne. Ils décident la création d'un lanceur de satellites baptisé "Ariane"
Le premier tir d'Ariane 1 a eu lieu le 24 décembre 1979. L'Europe devient autonome et prend une place importante sur le maché mondial du spatial.Elle a, à elle seule réalise plus de la moitié des lancement dans le monde. Actuellement l'Agence Spatiale Européenne compte dix sept membres qui sont :
- Allemagne - Autriche - Belgique - Danemark - Espagne - Finlande - France - Grèce - Irlande - Italie - Luxembourg - Norvège - Pays-Bas - Portugal - Royaume-Uni - Suède - Suisse
Actuellement seules cinq puissances se partagent le marché des lanceurs de satellites : La Chine - L'Europe - Les Etats-unis - Le Japon - La Russie avec l'Ukraine
Quelques dates importantes de la conquête spatiale
4 octobre 1957 L’Union soviétique lance le satellite Spoutnik 1
31 janvier 1958 Les Etats-Unis lancent le satellite Explorer-1
26 novembre 1965 La France lance Diamant
11 février 1970 Le Japon lance le satellite Oshumi
24 avril 1970 La Chine lance Longue Marche
28 octobre 1971 Le Royaume-Uni lance le satellite Prospero
18 juillet 1980 L’Inde lance le satellite Rohini 1
19 septembre 1988 Israël lance le satellite Offecq
5 décembre 1989 L'Irak inaugure un lanceur sans satellite
Le Centre spatial guyanais, contribue à l'économie de la Guyane. Le secteur spatial représenterait 50 % de l'activité économique totale de la Guyane. Il fournit 27 % des emplois, 41 % des impôts locaux d'entreprise et absorbe 59 % des importations.